Conséquences psychologiques

Les effets psychologiques à court et à long terme des régimes et des restrictions alimentaires sur les hommes sont en grande partie inconnus.

Des études sur les adultes laissent supposer qu’un régime chronique s’associe à divers symptômes, y compris une préoccupation alimentaire, l’inattention, l’irritabilité, la lassitude, une tendance à trop manger et même une frénésie alimentaire. Ces effets ont aussi de graves répercussions chez l’adolescent et l’enfant qui par le fait de se priver, malgré la sensation de faim, l’amène à développer une relation négative avec la nourriture et le plaisir de manger. Les aliments deviennent synonymes d’interdit, de calories, de kilos en trop : ils occupent une place de plus en plus importante au cœur de ses pensées. L’heure des repas s’accompagne alors d’une bataille intérieure qui ne laisse pas beaucoup de place au plaisir de manger. La privation et le déni de ses envies pour tel ou tel aliment pourra amener l’adolescent à éprouver de la colère, de la frustration, une baisse dans son estime de soi ou de la tristesse à l’égard de la nourriture allant parfois jusqu’à provoquer des troubles du sommeil et un déséquilibre nerveux entrainant lui-même certains excès comme le tabac, l’alcool ou la suralimentation. De mauvaises habitudes alimentaires se fixent alors dès l’adolescence et peuvent rester toute une vie. Dans certains cas, la nourriture devient une telle préoccupation qu’elle prend la forme d’une obsession, qui peut amener le jeune à développer des troubles alimentaires (anorexie, boulimie).

L’une des questions les plus inquiétantes demeure le lien entre les régimes, l’alimentation désordonnée et les troubles de l’alimentation. Les régimes pendant l’adolescence représentent l’antécédent habituel d’anorexie nerveuse et de boulimie. Selon certaines études, les régimes s’associaient à un risque de 5 à 18 fois plus élevé de troubles de l’alimentation. Cependant, on ne sait pas si les régimes causent ou suscitent la maladie ou s’ils représentent une première étape de la maladie. De plus, le lien entre les régimes et les frénésies alimentaires reste controversé, en effet des études faites sur des régimes faits par des adultes, ne s’associaient pas à des symptômes de troubles de l’alimentation, y compris les frénésies alimentaires.

Les inconvénients d'un régime ne sont pas toujours immédiats. Ils seront minimes si le régime est accompagné d'une bonne hygiène de vie (sommeil, sport) et personnalisé par un spécialiste : diététicienne, médecin nutritionniste. Pour un régime efficace et sans danger il faut donc toujours prendre l’avis de son médecin.

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