Les conséquences physiques

Les régimes peuvent donc amener des désagréments pour la santé.

On a souvent pu constater l’apparition de carences nutritionnelles, en fer et en calcium, créant des risques à court terme comme à long terme, demandant notamment au cerveau un grand travail de réadaptation et de compensation. Les enfants et les adolescents qui suivent des régimes, ont le risque d’avoir un apport en énergie, en vitamines et en minéraux insuffisant, ce qui peut :

  1. Nuire à la croissance et retarder la puberté;
  2. Entrainer une fatigue physique et intellectuelle, des insomnies et des difficulté à se concentrer;
  3. Nuire à la maturation des os, l’amenant ainsi à développer des problèmes tels que l’ostéoporose (fragilité des os) à l’âge adulte;
  4. Entrainer une fragilisation des muscles dûe à la perte de masse musculaire, ces derniers s’atrophient et deviennent fragiles

Une perte de poids rapide s’accompagne toujours d’une perte importante d’eau dans le corps. Il y a donc un risque de  déshydratation qui peut induire certains malaises comme des maux de tête, des étourdissements, une sécheresse de la bouche et du nez, une urine moins abondante et en s’aggravant, une respiration plus rapide, des crampes musculaires, des malaises digestifs, une diminution des réflexes, des troubles de circulation sanguine et rénaux, etc.

La privation alimentaire peut provoquer une baisse importante du pourcentage de gras corporel. Chez la femme, cette diminution empêche le début des menstruations ou occasionne une aménorrhée (arrêt soudain des menstruations), ce qui entraîne une chute du taux d’œstrogène. Il se créé ainsi un déséquilibre hormonal qui s’apparente à celui d’une femme ménopausée, avec les mêmes effets de malabsorption du calcium (pouvant mener à la fragilisation des os) et de fertilité altérée.

Depuis plusieurs années déjà, les personnes qui ont fait de nombreux régimes et les professionnels qui tentent de les aider ont posé l’hypothèse que le syndrome du « yoyo » pouvait lui-même favoriser le gain de poids : la restriction alimentaire provoque d’abord un réduction d’énergie utilisée par notre corps, qui engendre un sentiment de privation pouvant mener à la frustration et au retour aux anciennes habitudes alimentaires. Comme le métabolisme du corps demeure au ralenti, on se trouve à manger un plus grand nombre de calories tout en en dépensant moins, ce qui nous amène inévitablement à reprendre les kilos perdus. Les résultats de quelques études récentes suggèrent que les jeunes qui suivent des régimes ou utilisent d’autres méthodes de contrôle de poids sont significativement plus susceptibles de développer un surpoids en vieillissant comparativement à ceux qui n’ont pas restreint leur alimentation dans le but de maigrir.

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