Les traitements de la boulimie

On ne peut parler aujourd'hui d'un traitement efficace dans tous les cas de boulimie. Mais on sait qu'il est essentiel d'adapter à chaque individu, selon son histoire, sa personnalité, un traitement qui lui corresponde. Ainsi, un soutien sur le plan psychique, physique et comportemental est nécessaire, pour cela des traitements thérapeutiques (psychothérapies) peuvent être entamés, de manière individuelle, ou en groupes, suivant différentes approches :

  1. Les thérapies familiales et systémiques
  2. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) : vont permettre aux adolescentes de se situer par rapport à elles-mêmes, à leur milieu familial et social ainsi qu’à leur comportement alimentaire. Ces thérapies visent à modifier les pensées associées au comportement boulimique. Il s’agit de réintroduire des comportements d’alimentation normaux.
  3. Les thérapies d’inspiration analytique (ou la psychanalyse) constituent généralement une étape de fin de traitement. En effet, ces thérapies vont permettre à l’adolescente de rechercher l’origine du problème et de les verbaliser.

Dans certains cas on peut y associer une thérapie nutritionnelle, mais très souvent les résultats obtenus par celle-ci ne durent pas.

Lorsqu'ils se sont rendu compte qu'ils ne s'en sortiraient pas tout seuls, les boulimiques sont d'ordinaire réceptifs au conseil médical. Le pronostic de guérison de la boulimie est bon, mais les rechutes sont fréquentes.

En parallèle à ces prises en charges psychothérapique et diététiques, des antidépresseurs sont généralement prescrits mais sont temporairement efficaces et ne préviennent pas d’éventuelles récidives.

Un suivi médical peut également être recommandé. En effet, les conduites boulimiques entraînent à long terme des troubles physiques. Les vomissements répétitifs peuvent provoquer des œsophagites. Dans certains cas plus graves, peuvent se produire: des ruptures œsophagienne ou gastrique (par absorption massive d’aliments),allant jusqu'à l'ulcère, des troubles ioniques (en rapport avec l'utilisation de diurétiques ou de laxatifs) pouvant aller jusqu'à des arythmies cardiaques et des complications dentaires. On observe également des signes de dénutrition.

Ces complications peuvent faire prendre conscience au sujet des risques qu'il encourt : par exemple vomir du sang peut être un choc pour le/la boulimique et faire diminuer ses crises. Mais il est possible alors qu'il/elle se tournera vers d’autres addictions pour combler son besoin d’à la fois contrôler son corps et sa vie et à la fois les détruire.

1 vote. Moyenne 2.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site